Google, mon bon Google, qui est la plus belle ?
Google n'est plus aujourd'hui un simple moteur de recherche. Devenu l'alpha et l'oméga du trafic sur le web, Google est désormais comme le résume parfaitement Clive Thompson dans cet incontournable article sur la transparence corporate à l'heure du Web 2.0, un véritable système de management de la réputation.
Beaucoup d'entreprises l'ont bien compris aujourd'hui, et cherchent à gérer au mieux l'image que renvoie Google.
L'erreur consiste généralement à aborder cet aspect de leur réputation sous l'angle du web-marketing ou du seul référencement pour tenter de réhausser ou nettoyer leur image dès la première page de résultats.
Certaines s'essayent ainsi à jouer au plus fin avec le tout puissant algorithme de Google, et s'en mordent parfois les doigts : être blacklisté par Google, c'est virtuellement être mort aux yeux du monde, devenir un intouchable du web.
Face à la demande croissante d' entreprises et même d'individus souhaitant voir disparaître sous le tapis de la souris quelques résultats de recherche gênants, une poignée de starts-ups y ont trouvé un créneau prometteur. Le Washington Post a récemment consacré un article à ces "nettoyeurs" 2.0. Le secret ? une bonne connaissance de la Toile, des techniques de SEO (search engine optimization) bien sûr, mais surtout, in fine, le déploiement de tactiques inspirées des RP traditionnelles pour publier et faire publier de nouveaux contenus :
He asked what she wanted the world to know about her. Then he started digging for good things, like an op-ed piece she had written and television interviews she had given that he could post on YouTube. He pitched stories about her to various publications. And he created links from popular sites to those online stories to entice the search engine.
Puisque chacun peut désormais être son propre média, pourquoi laisser les autres communiquer sur vous à votre place ? Katie Watson, porte-parole de Google interviewée par Digital Journal n'y voit d'ailleurs aucun inconvénient :
There's no problem in creating positive content to combat negative content if done within the [webmaster] guidelines," said Watson. "If you can write content, or have content written, about yourself and have it be interesting and compelling so that people (souligné par nous) link to it, it may indeed be relevant for searches on your name or business and may be a valid search result, above the negative content.
Or c'est là que le bât blesse : il ne suffit pas de publier son rapport annuel ou son hagiographie pour faire contre-poids. Encore faut-il que l'information soit pertinente et intéressante aux yeux des pairs, des internautes, des médias en ligne, pour réellement "compter". Ni pub, ni marketing donc : mais bel et bien des relations "publics".

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